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Par Ministère de la culture et de la communication

Edité le 02 juin 2014 / 0

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Fin du premier acte pour la Silicon Valois

Deux semaines, plus de 100 visiteurs par jour, 15 conférences et ateliers… la Silicon Valois a fermé ses portes il y a quelques jours. Mais avant de dire au revoir au 182 rue saint honoré, les coworkers n’ont pas manqué de dresser le bilan de leurs quelques jours passés au sein de cet espace de travail collaboratif unique. Retour sur les enseignements et les promesses de la Silicon Valois.

Si l’Automne numérique avait posé les premières pierres d’une politique publique culturelle de l’Etat autour du numérique, il lui restait à investir physiquement le ministère de la Culture et de la Communication. Après une saison rythmée par un atelier mash-up ou encore un grand hackathon dataculture, c’est donc un espace de coworking éphémère dédié à la culture qui s’est ouvert au sein du ministère : la Silicon Valois (à découvrir dans la vidéo ci-dessous).

Véritable bouillonnement au cœur de l’institution, cet espace de coworking unique a rassemblé des profils très différents comme nous vous l’expliquions dans un précédent article : artistes, plasticiens, entrepreneurs, designers ou encore architectes se sont retrouvés pour échanger et développer leurs projets. Même la radio Le Mouv’ a pris ses quartiers en y animant le 23 mai dernier son émission de 12h30. Plus encore, ce sont des petits robots Polargraph qui ont accueilli les visiteurs dans le hall du ministère pendant deux semaines.

Ponctués de nombreuses conférences et d’ateliers, la Silicon Valois a valorisé les cultures numériques dans leur ensemble, de l’apprentissage du code informatique avec Simplon.co, à la création numérique lors d’un atelier animé par Systaime, ou encore à l’occasion du chantier créatif visant à hacker l’identité visuelle de Silicon Valois.

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S’enrichir de nouvelles rencontres

 

Fil rouge des deux semaines… l’espace de coworking et ses nombreux travailleurs, habituellement cantonnés à domicile. Pendant deux semaines, ces travailleurs mobiles ont donc pu se trouver une nouvelle adresse et rencontrer d’autres professionnels qu’ils n’auraient pas nécessairement côtoyés ailleurs.

« On a même pu tenir nos rendez-vous professionnels ici, ça nous change de chez nous, raconte Clothilde, jeune entrepreneure co-fondatrice de NomadMusic. On a rencontré des coworkers aux profils très différents. »

Des rencontres qui s’imposent comme la première richesse de la Silicon Valois.  Mast « metteur en scène numérique » pour les comics Marvel raconte :

« De la typographie au théâtre en passant par la danse par exemple, je ne pensais pas que le numérique pouvait concerner autant de métiers. Ici, tout le monde « pense » numérique, c’est cette manière d’envisager les choses qui est très intéressante. »

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Solliciter l’expertise du Ministère sur les problématiques culturelles

 

Outre le partage entre coworkers, ce sont les échanges avec le personnel du ministère qui ont aussi été fortement appréciées. Et c’est bien là l’une des particularités de la Silicon Valois : un espace de travail particulier au sein d’une grande administration publique dédiée à la culture. En la matière, les questions de propriété intellectuelle et de domaine public ont été nombreuses. Aranthell, jeune plasticienne, explique :

« Je travaille sur une œuvre qui a été écrite au début du XXe siècle par un ancien combattant. Je me posais encore beaucoup de questions quant à sa réutilisation et j’ai pu avoir de nombreuses réponses ici. »

Un avis que partage aussi Geoffoo, metteur en scène numérique également :

« Ces questions de propriété intellectuelle sont cruciales. Ca concerne la matière première même de nos œuvres, de la réutilisation à ce que l’on crée de nouveau. »

 

La Silicon Valois pour une gouvernance ouverte

 

Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale d’ouvrir la gouvernance des politiques publiques, notamment en mettant à disposition des citoyens les données culturelles. Aurélie Flippetti, ministre de la Culture et de la Communication, l’a ainsi expliqué :

« La politique du gouvernement aujourd’hui est celle d’ouvrir les données publiques […] qui sont celles de l’ensemble des services de l’Etat. Lors de l’Automne numérique nous avons libéré plus de 150 jeux de données. Maintenant il faut que l’on permette aussi une bonne utilisation de ces données dans un esprit démocratique. »

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Un projet qui a enthousiasmé tous les participants qui n’ont pas manqué de formuler leurs souhaits suite à la fermeture de l’espace, notamment celui de la pérennisation de l’initiative. « Pour un éphémère régulier » voire une Silicon Valois itinérante sur les routes de France ? Ils ont également exprimé leur volonté de valoriser les différents projets développés sur une plateforme en ligne ou encore de rester en contact avec les agents du ministère, notamment pour bénéficier d’un suivi juridique.

Alors, si la Silicon Valois a baissé le rideau le 28 mai dernier, il pourrait se relever bientôt.

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