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Histoiredesarts.culture.fr est un vivier culturel à disposition d’un grand nombre, des plus néophytes aux plus avertis des publics. Ce sont plus de 4000 références en ligne.
L’histoire des arts, un nouveau programme d’enseignement
Depuis la rentrée scolaire 2009, l’enseignement de l’histoire des arts se déploie dans toutes les classes de l’éducation nationale, du primaire au lycée (qui fera l’objet d’une épreuve obligatoire au diplôme national du brevet, pour la première fois en 2011). Cet enseignement couvre l’ensemble des arts : non seulement les arts visuels (peinture, sculpture, architecture) mais aussi le théâtre, la danse, la poésie etc. Il repose sur un programme (arrêté publié au BO 28 aôut 2008) structuré selon trois axes : la chronologie (périodes historiques), les grands domaines artistiques (arts visuels, arts du spectacle…) et, pour le collège et le lycée notamment, une liste de thèmes (« arts, Etats et pouvoir », « arts, sciences et techniques »…). L’œuvre d’art est ainsi abordée à la croisée de repères historiques, esthétiques et sociétaux. Cette démarche s’inscrit au cœur des disciplines scolaires qui se répartissent les heures d’histoire des arts. La musique, les arts plastiques, le français et l’histoire sont évidemment les premières concernées. Mais toutes les matières peuvent être sollicitées selon des modalités fixées au niveau de chaque établissement scolaire, dans une approche destinée à favoriser la collaboration pédagogique entre des enseignants de disciplines différentes.
Le site Histoiredesarts.culture.fr : 4000 références en ligne
Le ministère de la Culture et de la Communication soutient l’Education nationale dans la mise en œuvre de ce programme d’enseignement. Sa participation s’est concrétisée par la réalisation d’un site dédié : Histoiredesarts.culture.fr. Ce site (réalisé par le Département des programmes numériques du ministère de la Culture et de la Communication) recense et décrit de nombreux documents en ligne utiles aux enseignants dans le cadre de la préparation des cours d’histoire des arts. Il constitue un corpus de plus de 4000 ressources numériques riches, réalisées par les services du ministère de la Culture, ses établissements publics et ses partenaires institutionnels (soit un réseau de quelque 300 institutions). Toutes les ressources sont classées selon les rubriques du programme (périodes historiques, domaine artistiques et thématiques) et les niveaux scolaires (primaire, collège et lycée). Face à la surabondance d’information renvoyée par les moteurs de recherche, Histoiredesarts.culture.fr, en tant qu’annuaire spécialisé, offre deux avantages majeurs : une garantie intellectuelle du contenu et un mode de classement adapté à l’usage du public cible (les rubriques du programme scolaire). Ce site n’a aucune prétention à l’exhaustivité, mais il permet aux enseignants de s’approprier le programme par l’exemple. Un utilisateur peut chercher des ressources relatives aux périodes historiques de la classe de 3e, dans le domaine des arts de l’espace (architecture, arts des jardins…) sur le thème « Arts, Etats et pouvoir». Il obtient une liste de réponses pointant directement vers les ressources.
Un échantillon représentatif des ressources numériques culturelles
Dans la mesure où le programme d’enseignement est extrêmement vaste, le site Histoiredesarts.culture.fr constitue, de facto, un échantillon représentatif de la diversité des ressources numériques produites par le ministère de la Culture et ses partenaires institutionnels. La sélection de ce corpus a mis en évidence les pratiques éditoriales qui se sont développées depuis le milieu des années 2000. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’une institution mette en ligne des séries entières de dossiers documentaires de plusieurs dizaines de pages (le plus souvent au format pdf) à l’instar de l’opéra de Lille. Il y a quelques années, cette production éditoriale était souvent réservée à une diffusion in situ et sous forme papier. Autre point notable : l’émergence de nouveaux types de dossiers multimédias riches et complexes. A titre d’exemple, la série des « Œuvres à la loupe » du musée du Louvre, inaugurée en 2005, a été l’occasion de repenser pour l’Internet des fonctionnalités avancées qui n’étaient auparavant utilisables que sur CD Rom. Par ailleurs, la mise en ligne massive de vidéos produites par les établissements culturels – le Théâtre de la Colline ou le Centre Pompidou, pour ne citer qu’eux – a pris son essor en 2007-2008 via Youtube et Dailymotion. Les grands événements culturels ne sont pas en reste. Les expositions temporaires notamment, font désormais l’objet de mini-sites qui ne sont plus de simples produits d’appel. Ils se distinguent non seulement par un contenu documentaire riche mais aussi par des fonctionnalités de navigation ludiques et/ou immersives éminemment créatives. La BnF a été pionnière sur ce terrain, elle présente aujourd’hui une collection d’une soixantaine de dossiers de référence. L’exemple le plus récent est le site de l’exposition Monet 2010 qui a attiré 1,2 millions de visiteurs en un mois et demi. Nouveau tournant, ces créations s’ouvrent depuis quelques mois aux applications destinées aux téléphones mobiles, par exemple l’application iPphone offrant une visite interactive des jardins du Château de Versailles. Ce bref survol montre qu’en quelques années, le paysage éditorial s’est profondément modifié. Jusqu’au début des années 2000, le modèle de l’inventaire (inventaires de musées, catalogues de bibliothèques, recensement de données patrimoniales..) et de la numérisation (Gallica, archives de l’INA…) étaient les seuls modèles de production numérique, à grande échelle, du ministère de la Culture et de ses partenaires. À l’entrée des années 2010, ce paysage s’enrichit d’une une grande variété de ressources nativement numériques et originellement conçues pour l’Internet. Cette production «digital native» se développera fortement dans les années à venir et constituera une part essentielle du patrimoine culturel numérique de demain.
Bertrand Sajus, http://histoiredesarts.culture.fr/
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Photo Article © Ministère de la Culture et de la Communication
L’histoire des arts, un nouveau programme d’enseignement
Depuis la rentrée scolaire 2009, l’enseignement de l’histoire des arts se déploie dans toutes les classes de l’éducation nationale, du primaire au lycée. Cet enseignement couvre l’ensemble des arts : non seulement les arts visuels (peinture, sculpture, architecture) mais aussi le théâtre, la danse, la poésie etc. Il repose sur un <programme> structuré selon trois axes : la chronologie (périodes historiques), les grands domaines artistiques (arts visuels, arts du spectacle…) et, pour le collège et le lycée notamment, une liste de thèmes (« arts, Etats et pouvoir », « arts, sciences et techniques »…). L’œuvre d’art est ainsi abordée à la croisée de repères historiques, esthétiques et sociétaux. Cette démarche s’inscrit au cœur des disciplines scolaires qui se répartissent les heures d’histoire des arts. La musique, les arts plastiques, le français et l’histoire sont évidemment les premières concernées. Mais toutes les matières peuvent être sollicitées selon des mod
L’histoire des arts, un nouveau programme d’enseignement
Depuis la rentrée scolaire 2009, l’enseignement de l’histoire des arts se déploie dans toutes les classes de l’éducation nationale, du primaire au lycée . Cet enseignement couvre l’ensemble des arts : non seulement les arts visuels (peinture, sculpture, architecture) mais aussi le théâtre, la danse, la poésie etc. Il repose sur un <programme > structuré selon trois axes : la chronologie (périodes historiques), les grands domaines artistiques (arts visuels, arts du spectacle…) et, pour le collège et le lycée notamment, une liste de thèmes (« arts, Etats et pouvoir », « arts, sciences et techniques »…). L’œuvre d’art est ainsi abordée à la croisée de repères historiques, esthétiques et sociétaux. Cette démarche s’inscrit au cœur des disciplines scolaires qui se répartissent les heures d’histoire des arts. La musique, les arts plastiques, le français et l’histoire sont évidemment les premières concernées. Mais toutes les matières peuvent être sollicitées selon des modalités fixées au niveau de chaque établissement scolaire, dans une approche destinée à favoriser la collaboration pédagogique entre des enseignants de disciplines différentes.
alités fixées au niveau de chaque établissement scolaire, dans une approche destinée à favoriser la collaboration pédagogique entre des enseignants de disciplines différentes.